De plus en plus de femmes se tournent vers la trappe pour renouer avec des pratiques simples et authentiques, tout en cherchant à atteindre une forme d’autosuffisance. La trappe, loin d’être une activité révolue, répond aujourd’hui à un besoin profond de se reconnecter à la nature et de vivre en harmonie avec les cycles naturels. Elle permet également de valoriser chaque partie de l’animal capturé, perpétuant des savoir-faire anciens tout en respectant l’environnement.

Un retour aux sources
Pour de nombreuses trappeuses, la trappe représente bien plus qu’une simple activité de capture d’animaux. Elle incarne un retour aux pratiques ancestrales, où chaque geste est empreint de respect pour l’environnement. En suivant les traces de leurs ancêtres, les trappeuses d’aujourd’hui s’immergent dans des traditions qui valorisent l’utilisation modérée et responsable des ressources naturelles. Cette connexion à la nature permet de redécouvrir les cycles saisonniers, tout en offrant une échappatoire au rythme effréné de la vie moderne (Fourrures Grenier)(Fur.ca).
Chaque saison apporte ses défis spécifiques, et les trappeuses doivent s’adapter aux changements dans le comportement des animaux, à l’évolution des conditions climatiques, et à la gestion des ressources. Ce rythme cyclique, qui contraste fortement avec la vie urbaine où tout est disponible instantanément, enseigne la patience et la résilience. Il s’agit de comprendre les signaux de la nature et de vivre en accord avec elle, un apprentissage qui n’est jamais vraiment terminé. Cette quête constante d’apprendre et de s’améliorer dans la trappe devient une véritable philosophie de vie.
L’autosuffisance comme idéal
Au-delà de la connexion à la nature, la trappe offre une opportunité rare d’autosuffisance. Beaucoup de trappeuses choisissent cette voie pour subvenir à leurs propres besoins en matière de vêtements, de nourriture, et même d’artisanat. La fourrure des animaux capturés devient un matériau essentiel pour confectionner des vêtements chauds et durables, parfaitement adaptés aux rigueurs des hivers québécois. De plus, la viande fournie par les captures devient une source de nourriture locale, naturelle et souvent plus saine que celle provenant des grandes chaînes de distribution(The Link)(Fourrures Grenier).
Mais la trappe va bien au-delà de la simple fourrure et viande. C’est une véritable philosophie d’autosuffisance, où chaque partie de l’animal capturé est valorisée et utilisée de manière optimale. Les os, les tendons, le gras et même les glandes de l’animal trouvent leur place dans l’économie domestique des trappeuses. Ce mode de vie autosuffisant permet de réduire la dépendance vis-à-vis des produits industriels et des chaînes d’approvisionnement modernes, tout en adoptant un mode de vie plus durable.
L’artisanat : une prolongation des traditions
L’artisanat joue un rôle central dans cette démarche d’autosuffisance et de respect de la nature. Les trappeuses s’efforcent d’utiliser chaque partie de l’animal capturé. Par exemple, les os peuvent être transformés en décorations ou en bijoux, offrant une dimension esthétique à la valorisation des ressources naturelles. Les tendons, quant à eux, sont utilisés pour fabriquer des liens solides, souvent intégrés à la construction de chaises artisanales ou d’autres meubles traditionnels. Ce savoir-faire est un prolongement naturel des pratiques de trappe, et permet de préserver des traditions anciennes tout en créant des objets pratiques et esthétiques (Fur.ca).
Les créations artisanales des trappeuses ne se limitent pas aux bijoux ou aux meubles. Les raquettes traditionnelles, souvent faites à partir de tendons et de bois, sont un autre exemple de la manière dont ces femmes maximisent l’utilisation de chaque ressource. Chaque objet, qu’il s’agisse d’une chaise, d’une raquette ou d’un vêtement, raconte une histoire – celle de la trappe, de l’animal, et du savoir-faire transmis de génération en génération. En plus de répondre à des besoins pratiques, ces créations jouent un rôle symbolique fort, célébrant à la fois la nature et les traditions (Fourrures Grenier).
Un sens de la communauté fort et un soutien entre trappeuses
Un autre aspect qui attire de plus en plus de femmes dans la trappe est le sentiment de communauté qu’elle engendre. Des groupes comme les Trappeuses du Québec offrent aux femmes un espace pour échanger leurs expériences, poser des questions, et s’entraider dans une atmosphère bienveillante et solidaire. Cela permet non seulement de briser les barrières dans un domaine historiquement dominé par les hommes, mais aussi de créer des liens profonds qui vont au-delà de la pratique de la trappe elle-même (Fourrures Grenier).
Ces communautés permettent aux trappeuses de se soutenir dans les moments difficiles, de partager des conseils techniques, et d’encourager les débutantes à persévérer malgré les défis. Ce réseau de soutien est crucial, car il crée un environnement où les femmes peuvent apprendre, grandir et s’épanouir dans leur passion pour la trappe. Les valeurs de respect, de partage et d’entraide sont au cœur de ces communautés, contribuant à renforcer le sentiment d’appartenance et de solidarité entre les trappeuses (Fur.ca).
Un mode de vie durable et responsable
Enfin, le retour à l’utilisation des ressources naturelles, renouvelables et biodégradables, est une réponse aux préoccupations environnementales actuelles. Contrairement aux produits dérivés du pétrole, comme les vêtements en matières synthétiques, la fourrure et les autres matériaux issus de la trappe sont durables et respectueux de l’environnement. Ce mode de vie responsable, fondé sur le respect des cycles naturels et la minimisation du gaspillage, attire de plus en plus de femmes qui cherchent à vivre en accord avec leurs valeurs écologiques (Fur.ca).
Conclusion
En fin de compte, la trappe devient un moyen d’assurer sa subsistance tout en respectant les traditions et en contribuant à la préservation de l’environnement. C’est un choix de vie qui célèbre à la fois l’indépendance, l’artisanat et la force de la communauté, tout en respectant les cycles naturels et les ressources offertes par la nature.
Naturellement audacieuse,
Cathy


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